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La maison de George Sand à Nohant, notre sortie en famille

La première fois, c'était un jour de repos, rien que nous deux. Depuis, nous y sommes retournés avec tous ceux qui viennent nous voir : les parents de Katia, la marraine et l'oncle de Thierry, nos enfants, nos cousines. La maison de George Sand, à Nohant, est devenue notre sortie de famille, celle que nous proposons dès que quelqu'un pose ses valises chez nous pour quelques jours. Elle est à trente-cinq minutes de la maison, et à chaque visite, la même surprise nous attend.


Des guides qui parlent d'elle comme d'une amie

Ce qui nous a frappés dès la première fois, ce sont les guides. Ils parlent de George Sand avec une passion impressionnante, comme d'une amie qu'ils auraient quittée la veille. Thierry avait lu un de ses romans quand il était jeune, il ne sait plus très bien lequel. Il est ressorti de Nohant avec l'impression d'avoir rencontré une femme incroyable : libre, infatigable, entourée des plus grands artistes de son temps.

Et tout ce que racontent les guides se voit encore. La maison est restée meublée comme de son vivant : son arrière-petite-fille l'a offerte à l'État avec tout ce qu'elle contenait. Les portraits, la vaisselle, les livres, le piano du salon : tout est d'origine.


Une table dressée pour Chopin et Delacroix

Dans la salle à manger, la table est mise. Verres bleus, argenterie, nappe blanche, et devant chaque assiette, un petit carton au nom de l'invité : Chopin, Delacroix… C'est l'image qui nous est restée. Nous qui dînons chaque soir avec nos hôtes, nous avons eu la même pensée au même moment : chez George Sand aussi, c'est autour d'une table que tout se passait.

Chopin a passé sept étés à Nohant, entre 1839 et 1846, et il y a composé une grande part de son œuvre. En juin et en juillet, le Nohant Festival Chopin propose encore des concerts de piano dans le domaine.



La cuisine, notre coup de cœur de cuisiniers

Évidemment, nous avons filé en cuisine. Et quelle cuisine ! Une pièce immense, un énorme fourneau en fonte au milieu, et sous la fenêtre, le potager : un plan de travail en maçonnerie, chauffé par-dessous avec les braises de la cheminée, où les cuisinières pouvaient cuisiner debout. Pour l'époque, c'était le grand luxe.

Au mur, une batterie de casseroles en cuivre impressionnante, rangées de la plus grande à la plus petite. Et le détail qui nous amuse à chaque fois : les petites cloches reliées aux différentes chambres, pour appeler le personnel. Chez nous, c'est un SMS le matin de votre arrivée. Les temps changent !
















La chambre bleue, les marionnettes et le parc

Au fil de la visite, la chambre bleue, tapissée de bleu tendre à médaillons blancs : George Sand y a vécu ses dernières années et elle y est morte le 8 juin 1876. Cent cinquante ans tout juste cette année.



Puis le théâtre de marionnettes, la surprise de la maison. Maurice, le fils, sculptait les personnages et peignait les décors ; sa mère cousait les costumes. Plus de deux cents pièces y ont été jouées, et les marionnettes d'origine sont toujours là.

Dehors, le parc, labellisé « Jardin remarquable » : de grands cèdres, des allées, une roseraie qui s'épanouit en juin, et au bout, le petit cimetière de famille où George Sand repose.


Notre samedi au pays de George Sand

Quand nous le pouvons, nous y allons un samedi. Le matin, le marché de La Châtre, puis une flânerie dans le quartier des tanneurs, le long de l'Indre : c'est notre coin préféré de la ville. Ensuite Nohant, et pour finir, toujours, l'église Saint-Martin de Vic, à deux kilomètres. Ses fresques romanes du XIIe siècle sont plus qu'incroyables, et c'est George Sand elle-même qui a alerté Paris pour les sauver, en 1849.

Sur la route, la basilique de Neuvy-Saint-Sépulchre mérite un arrêt de vingt minutes : ronde comme le Saint-Sépulcre de Jérusalem, elle garde une relique sauvée à la Révolution par un sacristain malin, qui l'avait remplacée par… de la poire cuite.

Si la journée le permet, la forteresse de Sarzay n'est qu'à huit kilomètres de Nohant. Nous vous la racontons ici.


La Mare au Diable, celle du roman

La Mare au Diable, celle du roman, est à vingt-cinq minutes de chez nous, au fond d'un bois de chênes. Nous y sommes allés un matin de décembre, les pieds dans les feuilles mortes. Au bord de l'eau, un panneau reprend le passage du livre où une vieille femme met Germain en garde : pas question d'approcher de la mare sans y jeter trois pierres de la main gauche, en se signant de la main droite. Elle raconte aussi qu'une croix y avait été plantée, et que les mauvais esprits l'ont jetée à l'eau par une nuit d'orage.

Regardez bien la photo : la croix est toujours là, à moitié dans la mare. Katia, elle, a préféré ouvrir grand les bras.

















Et le livre ? Il vous attend dans la bibliothèque de notre salon, avec Le Chêne parlant, d'après George Sand. De quoi relire l'histoire de Germain le soir, au salon, en rentrant de la mare.



Bon à savoir

La maison se visite toute l'année, uniquement avec un guide : réservez, surtout le week-end et en été. Le parc se visite librement. Le billet coûte 9 €, et l'entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et pour les résidents de l'Union européenne de 18 à 25 ans. Photos sans flash dans la maison, chiens en laisse dans le parc seulement. Fermeture exceptionnelle le 5 novembre 2026. Horaires et réservation sur maison-george-sand.fr.

Depuis notre maison : 34 minutes de route.


Au départ de chez nous

Le pays de George Sand est l'une des douze journées que nous avons préparées pour nos hôtes. Sa fiche vous attend dans votre chambre, avec les temps de route et les jours de fermeture, et ce sera un plaisir de vous aider à organiser votre samedi. Toutes nos idées de visites sont sur la page « Que faire dans le Berry ».