Il y a des recettes qui portent en elles bien plus qu'une simple liste d'ingrédients. Les Barbajuan en font partie. C'est une spécialité de Menton, ma ville natale, et c'est mon papa qui me l'a transmise. Alors chaque fois que je les prépare, c'est un peu de lui que je retrouve en cuisine.
Pour ceux qui ne connaissent pas, les Barbajuan ressemblent à de petits raviolis frits, à la pâte fine et croustillante, farcis d'une garniture de légumes. Tout est fait maison, du début à la fin : la pâte, la farce, rien n'est acheté tout prêt.
La pâte, étirée à la main
Tout commence par une pâte fine qu'on étire longuement sur le plan de travail.
Le façonnage, un geste hérité
Vient ensuite le moment de garnir et de refermer chaque Barbajuan, un par un, en un long chapelet qui rappelle presque une chenille.
Une fois façonnés et détaillés, les Barbajuan attendent sagement leur tour avant la cuisson.
La cuisson, et la belle couleur dorée
Après cuisson, ils prennent cette teinte dorée si caractéristique, signe qu'ils sont prêts à être dégustés.
Le dressage, comme une fleur
Chez nous, on les sert en entrée, accompagnés d'une salade et de petites tomates du jardin, le tout disposé sur l'assiette pour former une fleur. Une petite attention qui fait toujours son effet à table.
Ces Barbajuan, c'est bien plus qu'une entrée : c'est une part de mon enfance à Menton, et le plaisir de partager avec nos hôtes une recette de famille, transmise avec amour.
À bientôt pour une nouvelle gourmandise maison !